Oui, une prothèse oculaire peut être posée à un enfant, et parfois à un très jeune enfant, voire un bébé, lorsque la situation médicale le justifie.
Elle peut être notamment prescrite dans certains cas de malformation congénitale :
L’oculariste a un rôle prothétique central, mais le succès dépend d’une coopération étroite entre famille, pédiatre, ophtalmologiste et oculariste. Les soins sont souvent mal vécus par le très jeune enfant, ce qui impose une relation de confiance et un accompagnement dans la durée.
Chez l’enfant atteint d’anophtalmie ou de microphtalmie sévère, l’appareillage sert d’abord à remplacer un manque de volume pour stimuler la croissance de la cavité orbitaire et palpébrale (paupières). Au début, il s'agit de conformateurs (dispositifs progressifs en résine/acrylique transparente) ou de prothèses expansives, avant la prothèse oculaire cosmétique “classique”.
Le résultat dépend fortement de la précocité de l’appareillage (4 à 5 semaines après la naissance).
Le suivi est long et rapproché, surtout pendant les premières années.
L’appareillage s’échelonne sur plusieurs années et doit être ajusté en fonction de la croissance.